Sur TikTok, environ 1 contenu d’information sur 4 est trompeur
Sur TikTok, environ 1 contenu d’information sur 4 est trompeur selon une étude menée par l’organisation Science Feedback.
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Sur TikTok, environ 1 contenu d’information sur 4 est trompeur selon une étude menée par l’organisation Science Feedback.
« Les contenus qui suscitent le plus d’émotion et de réactions sont mis en avant, et la désinformation en profite », explique à l’agence de vérification de Radio France Emmanuel Vincent, directeur de Science Feedback, qui évoque un effet structurel lié aux logiques d’engagement des plateformes dont l’objectif est d’obtenir l’attention des utilisateurs.
Les récits mobilisés par les « climato-réalistes » empruntent à toute la panoplie des arguments du déni climatique. « Ils n’ont aucune cohérence ni logique dans les arguments employés, tranche Emmanuel Vincent, directeur de Science Feedback. C’est un acteur opportuniste, qui s’oppose à tout ce qui peut, de près ou de loin, relever de la science du climat et de l’action climatique. »
Dans celle qui porte sur le bicarbonate de sodium, « seules 7 vaches sont testées, ce qui est un nombre insuffisant pour s’assurer de la validité d’un traitement », nous éclaire l’ONG Science Feedback(nouvelle fenêtre), spécialisée dans la vérification de la crédibilité des informations scientifiques.
Au-delà de la négation même de la science du climat, de plus en plus d’infox ciblent désormais les solutions destinées à freiner le changement climatique, comme les énergies renouvelables, les véhicules électriques ou encore les politiques de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
TikTok est la plateforme où les internautes sont le plus exposés à la désinformation, selon une vaste étude sur six grandes plateformes publiée fin septembre par Science Feedback … Près d’un contenu sur cinq sur TikTok contient des informations fausses ou trompeuses, loin devant Facebook (environ 13%) et X (11%). YouTube et Instagram tournent autour de 8 %, LinkedIn ferme la marche avec 2%.
Data for Good, QuotaClimat et Science Feedback ont publié une étude recensant 529 cas de désinformation climatique dans les médias français entre janvier et août 2025… Les plateformes de vérification de faits comme Science Feedback jouent un rôle central en évaluant la véracité des informations virales liées au climat.
Réalisée par Science Feedback avec le soutien de partenaires européens (Newtral, Demagog SK, Pravda, Check First et l’Université Oberta de Catalunya), cette analyse constitue la première évaluation à grande échelle des indicateurs structurels prévus par le Code de conduite sur la désinformation.
“Ces 79% (arrondis à 80% par la presse, ndlr) d’augmentation représentent la différence entre le nombre de nouveaux cas apparus en 1990 et en 2019 chez les personnes jeunes”, nous confie l’équipe de Science Feedback, ONG spécialisée dans la vérification de la crédibilité des informations se présentant comme scientifiques, dans des domaines particulièrement sujets à la désinformation, tels que le changement climatique et la santé.
Il est effectivement trop tard pour sauver une partie des glaciers, même si nous étions en mesure de stopper le réchauffement climatique d’un coup de baguette magique. Mais même si cet aspect de l’article est celui qui a retenu le plus l’attention, « il montre surtout qu’on pourrait limiter la perte de masse des glaciers en limitant le réchauffement climatique », nous explique Anaïs Maréchal, éditrice climat à Science Feedback. Le message principal est que nous pouvons préserver 53% de la masse glaciaire actuelle en respectant l’Accord de Paris (réchauffement limité à 1,5°C).